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88e session, 30 mai - 15 juin 2000


Rapport VI (2)

Sécurité et santé dans l'agriculture

Sixième question à l'ordre du jour


Bureau international du Travail  Genève

ISBN 92-2-211524-4
ISSN 0251-3218


TABLE DES MATIÈRES

 


Liste des abréviations récurrentes
 

Afrique du Sud

BSA

Organisation des employeurs sud-africains

Algérie

CAP
CNA

Confédération algérienne du patronat
Chambre nationale de l'agriculture

Allemagne

BDA
DGB

Confédération des associations d'employeurs d'Allemagne
Confédération allemande des syndicats

Argentine

UATRE

Union argentine des travailleurs ruraux et des dockers

Australie

ACCI

Chambre australienne du commerce et de l'industrie

Autriche

BAK
LAKT
ÖGB
PKLK

Chambre fédérale du travail
Chambre des agriculteurs autrichiens
Confédération des syndicats autrichiens
Conférence des présidents des chambres d'agriculture d'Autriche

Azerbaïdjan

CSA

Confédération des syndicats de l'Azerbaïdjan

Barbade

BEC
BWU

Confédération des employeurs de la Barbade
Syndicat des travailleurs de la Barbade

Belgique

CNT

Conseil national du travail

Botswana

BFTU

Fédération des syndicats du Botswana

Brésil

CNT
FS
FUNDACENTRO

Confédération nationale du transport
Força Syndical
Fondation Jorge Duprat Figueiredo pour la sécurité et la santé au travail

Canada

CTC

Congrès du travail du Canada

Chine

ACFTU

Fédération des syndicats de Chine

Chypre

PEO

Fédération panchypriote du travail

Colombie

SAC

Syndicat des agriculteurs de Colombie

Croatie

AEC
UAFPTIW

Association des employeurs croates
Syndicat des travailleurs de l'agriculture, de l'industrie alimentaire et du tabac

Danemark

SiD

Syndicat général des travailleurs du Danemark

Dominique

WAWU

Syndicat des travailleurs du front de mer et assimilés

Egypte

FETU

Fédération des syndicats égyptiens

Espagne

ASAJA

Association agraire-jeunes agriculteurs

Etats-Unis

USCIB

Conseil des Etats-Unis pour les entreprises internationales

Finlande

FAE
LTK
MTK
TT
SAK

Fédération des travailleurs de l'agriculture
Confédération des employeurs des industries de services
Syndicat central des producteurs agricoles et des propriétaires de forêts
Confédération de l'industrie et des employeurs finlandais
Organisation centrale des syndicats finlandais

France

CFDT
CFTC
FGA
MEDEF

Confédération française démocratique du travail
Confédération française des travailleurs chrétiens
Fédération générale agroalimentaire
Mouvement des entreprises de France

Ghana

TUC

Congrès des syndicats

Grèce

PASEGES

Confédération panhellénique des syndicats des coopératives agricoles

Inde

NFITU

Front national des syndicats indiens

Iraq

GFTU

Fédération générale des syndicats

Jamaïque

JCTU
SPFJ

Confédération des syndicats de la Jamaïque
Fédération des producteurs de sucre de la Jamaïque

Japon

JTUC-RENGO

Confédération japonaise des syndicats

Kenya

COTU
FKE

Organisation centrale des syndicats
Fédération des employeurs du Kenya

Liban

ACCIA

Association des chambres de commerce, d'industrie et d'agriculture

Malaisie

MAPA
NUPW

Association des producteurs agricoles malais
Syndicat national des travailleurs des plantations

Malawi

MCTU

Congrès des syndicats du Malawi

Maurice

MEF

Fédération des employeurs de Maurice

Mozambique

SINTAF

Syndicat national des travailleurs de l'agriculture et de la foresterie

Norvège

LO
NHO

Confédération des syndicats de Norvège
Confédération norvégienne du commerce et de l'industrie

Nouvelle-Zélande

NZCTU
NZEF

Conseil des syndicats de Nouvelle-Zélande
Fédération des employeurs de Nouvelle-Zélande

Ouganda

FUE
KSW
TMTC
UNFA
UTA

Fédération des employeurs de l'Ouganda
Kinyara Sugar Works Ltd.
Toro and Mityana Tea Co. Ltd.
Association nationale des agriculteurs de l'Ouganda
Association des producteurs de thé de l'Ouganda

Pakistan

PNFTU

Fédération nationale des syndicats du Pakistan

Philippines

AMMMA-KATIPUNAN
ILS
NTA
PAKISAMA

Organisations des agriculteurs, des pêcheurs et des travailleurs agricoles
Institut d'études du travail
Administration nationale du tabac
Mouvement national des agriculteurs

Portugal

CAP
CCP
CGTP-IN

Confédération des agriculteurs du Portugal
Confédération du commerce portugais
Confédération générale des travailleurs portugais

Royaume-Uni

TUC

Congrès des syndicats

Sri Lanka

LJEWU

Syndicat des travailleurs de Lanka Jathika

Suisse

USP
USS

Union suisse des paysans
Union syndicale suisse

République tchèque

CECA
STAA

Confédération des entreprises et des coopératives agricoles
Syndicat des travailleurs de l'agriculture et de l'alimentation

Turquie

HAK-IS
TÜRK-IS

Confédération des véritables syndicats de Turquie
Confédération des syndicats d'ouvriers de Turquie

Ukraine

FSU

Fédération des syndicats d'Ukraine

Venezuela

CODESA

Confédération des syndicats autonomes


INTRODUCTION

A sa 271e session (mars 1998), le Conseil d'administration du Bureau international du Travail a décidé d'inscrire à l'ordre du jour de la 88e session (2000) de la Conférence internationale du Travail la question de la sécurité et de la santé dans l'agriculture.

Conformément aux dispositions de l'article 39 du Règlement de la Conférence concernant les stades préparatoires de la procédure de double discussion, le Bureau a établi un rapport préliminaire (1) destiné à servir de base à la première discussion de cette question. Ce rapport présente le sujet et analyse la législation et la pratique dans différents pays et il se termine par un questionnaire. Il a été communiqué aux gouvernements des Etats Membres de l'OIT qui ont été priés de faire parvenir leurs réponses au Bureau le 30 juin 1999 au plus tard.

Lorsque le présent rapport a été établi, le Bureau avait reçu des réponses des gouvernements des quatre-vingt-cinq Etats Membres suivants (2): Afrique du Sud, Algérie, Allemagne, Argentine, Australie, Autriche, Azerbaïdjan, Bahreïn, Bangladesh, Bélarus, Belgique, Brésil, Bulgarie, Canada, Cap-Vert, Chine, Chypre, Colombie, Costa Rica, Croatie, Cuba, Danemark, République dominicaine, Egypte, El Salvador, Emirats arabes unis, Equateur, Espagne, Estonie, Ethiopie, Finlande, France, Géorgie, Ghana, Grèce, Guatemala, Hongrie, Inde, République islamique d'Iran, Irlande, Israël, Italie, Jamaïque, Japon, Kenya, Koweït, Liban, Lituanie, Luxembourg, ex-République yougoslave de Macédoine, Madagascar, Malaisie, Mali, Malte, Maroc, Maurice, Mexique, République de Moldova, Mozambique, Nigéria, Norvège, Nouvelle-Zélande, Ouganda, Pakistan, Panama, Philippines, Pologne, Portugal, Roumanie, Royaume-Uni, Fédération de Russie, Sainte-Lucie, Singapour, Slovaquie, Slovénie, Sri Lanka, Suisse, République arabe syrienne, République tchèque, Thaïlande, Togo, Turquie, Ukraine, Venezuela, Viet Nam.

Le Bureau avait appelé l'attention des gouvernements sur les dispositions de l'article 39, paragraphe 1, du Règlement de la Conférence qui leur demandent de «consulter les organisations d'employeurs et de travailleurs les plus représentatives avant d'arrêter définitivement leurs réponses» et les avait priés d'indiquer quelles étaient les organisations ainsi consultées.

Les gouvernements des cinquante-sept Etats Membres suivants ont indiqué avoir établi leurs réponses après consultation des organisations d'employeurs et de travailleurs (certains font figurer dans leurs réponses les opinions formulées sur certains points par ces organisations ou y font référence): Bahreïn, Bangladesh, Bélarus, Belgique, Brésil, Bulgarie, Canada, Cap-Vert, Chine, Costa Rica, Croatie, Cuba, Danemark, Egypte, El Salvador, Emirats arabes unis, Equateur, Espagne, Finlande, Géorgie, Ghana, Guatemala, Hongrie, Inde, Irlande, Italie, Japon, Kenya, Liban, Lituanie, ex-République yougoslave de Macédoine, Malaisie, Mali, Maroc, République de Moldova, Mozambique, Nigéria, Norvège, Nouvelle-Zélande, Ouganda, Pakistan, Panama, Portugal, Roumanie, Royaume-Uni, Singapour, Slovaquie, Slovénie, Sri Lanka, Suisse, République arabe syrienne, Thaïlande, Togo, Turquie, Ukraine, Venezuela, Viet Nam.

D'autres gouvernements ont transmis séparément les observations des organisations d'employeurs et de travailleurs, sans y faire référence, et, parfois, les réponses de ces organisations ont été reçues directement par le Bureau. Certains gouvernements ont aussi consulté d'autres autorités compétentes, par exemple les ministères de l'Agriculture, de la Santé ou de l'Environnement, pour l'établissement de leurs réponses et, parfois, ces autorités ont répondu directement au questionnaire. Dans un petit nombre de cas, différents départements du ministère du Travail ont envoyé des réponses séparées qui sont prises en compte dans les commentaires sur chaque question. Un certain nombre de gouvernements n'ont pas répondu au questionnaire mais les organisations de travailleurs et d'employeurs de leur pays y ont répondu; leurs réponses sont également prises en compte dans les commentaires sur chaque question.

Le présent rapport a été établi sur la base des réponses reçues, dont l'essentiel est reproduit ci-après, avec de brefs commentaires. Les conclusions proposées figurent à la fin du rapport.

Si la Conférence juge qu'il convient d'adopter un ou plusieurs instruments internationaux, le Bureau établira, sur la base des conclusions adoptées par la Conférence, un projet d'instrument ou des projets d'instruments en vue de les soumettre aux gouvernements. Il appartiendra alors à la Conférence de se prononcer définitivement à ce sujet lors d'une discussion ultérieure.


RÉPONSES REÇUES ET COMMENTAIRES

La présente section contient l'essentiel des réponses reçues des gouvernements ainsi que des organisations d'employeurs et de travailleurs à la suite de l'envoi du questionnaire figurant dans le rapport VI (1).

Le texte de chaque question est reproduit et suivi de la liste des gouvernements qui ont répondu, avec l'indication de la nature de leur réponse (affirmative, négative ou autre). L'essentiel des observations formulées par les gouvernements ou les organisations d'employeurs ou de travailleurs pour nuancer ou expliquer leurs réponses est présenté après cette liste, dans l'ordre alphabétique des pays. Une réponse qui correspond à plusieurs questions ou renvoie à une question antérieure n'est mentionnée qu'une seule fois. Les réponses affirmatives ou négatives des organisations d'employeurs ou de travailleurs qui ne s'accompagnent pas d'observations ne sont indiquées que si elles diffèrent de la réponse du gouvernement ou si celui-ci n'a pas répondu à la question. Le résumé des observations relatives à chaque question est suivi de brefs commentaires du Bureau renvoyant aux points correspondants des conclusions proposées qui figurent à la fin du rapport.

Un certain nombre de pays indiquent que le rapport préliminaire offre une base de discussion satisfaisante et formulent des observations générales sans répondre à des questions spécifiques. Certains gouvernements fournissent des informations sur la législation et la pratique nationales; d'autres décrivent en détail la situation de l'agriculture dans leur pays. Ces informations sont certes très utiles pour le travail du Bureau mais elles ne sont reproduites que dans la mesure où elles sont indispensables pour comprendre les réponses.

A la question 3, un certain nombre de gouvernements et d'organisations d'employeurs se prononcent en faveur de l'adoption d'une recommandation mais répondent néanmoins aux questions suivantes, qui concernent le contenu d'une convention; il faut en tenir compte dans l'interprétation de leurs observations. Un petit nombre de gouvernements déclarent préférer à des normes sectorielles un cadre général tel que celui offert par la convention (no 155) sur la sécurité et la santé des travailleurs, 1981. Sur ce point, le Bureau juge utile de rappeler que c'est le Conseil d'administration lui-même, à sa session de mars 1998, qui a décidé d'inscrire cette question à l'ordre du jour de la 88e session de la Conférence internationale du Travail. Comme le soulignait le Directeur général dans son rapport à la 85e session de la Conférence internationale du Travail, «grande est la tentation de se borner à prescrire l'adoption de «politiques nationales» censées mettre en œuvre des objectifs définis en termes si généraux qu'ils laissent toute latitude – à moins que ce ne soit toute leur perplexité – aux destinataires (3). Un petit nombre de pays ont un avantage comparatif dans le domaine de la sécurité et de la santé dans l'agriculture car ils peuvent s'appuyer, pour faire respecter les règles et mener une action préventive, sur une législation solide, complétée par des directives et des codes de bonne pratique, et sur un système bien établi. Dans la majorité des pays où les travailleurs agricoles forment une part importante de la population, le cadre législatif est insuffisant ou inexistant. Le Bureau estime donc que, dans le cas d'espèce, les orientations de politique générale devant figurer dans une convention devraient être formulées dans des termes suffisamment explicites pour consacrer des droits et obligations appropriés et suffisants.

Le Bureau note que les organisations de travailleurs ruraux ont été nombreuses soit à participer à des consultations tripartites nationales organisées pour l'établissement des réponses, soit à répondre directement au questionnaire. L'Union internationale des travailleurs de l'alimentation, de l'agriculture, de l'hôtellerie-restauration, du tabac et des branches connexes (UITA) s'est attachée à promouvoir un large processus de consultation de ses membres pour l'établissement des réponses, ce qui a porté ses fruits.

Observations générales

Australie. L'Australie n'est pas favorable à l'élaboration de conventions sectorielles, sauf raisons exceptionnelles. Tel était le cas par exemple pour la convention (no 176) sur la sécurité et la santé dans les mines, 1995, qui se justifiait du fait des risques très particuliers que présentent les industries extractives. Dans le cas d'espèce, il n'y a aucune raison impérieuse d'adopter une convention ou une recommandation sectorielle. La convention fondamentale de l'OIT en matière de sécurité et de santé, à savoir la convention (no 155) sur la sécurité et la santé des travailleurs, 1981, et la recommandation no 164 qui l'accompagne s'appliquent à toutes les branches d'activité économique, y compris l'agriculture. Ces instruments établissent aussi des principes et des normes pour d'autres points soulevés dans le questionnaire. Compte tenu du caractère global de la convention no 155 et de la recommandation no 164, un nouvel instrument, à supposer que la Conférence décide d'en adopter un, devrait prendre la forme d'une recommandation qui compléterait ces deux instruments. En ce qui concerne les questions 5 à 41, cette recommandation, s'il est décidé d'en adopter une, devrait porter strictement sur les activités agricoles et exclure les questions qui sont déjà traitées dans la convention no 155 et la recommandation no 164.

Belgique. CNT: Le conseil attire l'attention sur le fait qu'aussi bien lors de l'établissement que lors de la mise en œuvre des normes envisagées il y a lieu de tenir compte de la possibilité de les intégrer dans la politique générale du secteur et de veiller à la cohérence avec l'ensemble des normes existantes.

Inde. L'utilisation des biotechnologies progresse dans l'agriculture. Les risques que cela présente, y compris pour la sécurité et la santé des travailleurs agricoles, ont fait l'objet d'études surtout dans les pays développés. La prise de conscience de ces risques pour les être humains, les animaux et les cultures a fait naître dans le monde développé un mouvement de résistance, dans la population et dans les milieux militants, et, en conséquence, ces technologies sont maintenant testées dans le monde en développement où les travailleurs agricoles pauvres et analphabètes servent de cobayes. Dans les pays en développement, les procédures de biosécurité sont relativement peu développées et, de ce fait, les problèmes de sécurité et de santé ne reçoivent pas l'attention voulue. L'instrument proposé devrait donc aussi insister sur la nécessité d'adopter et de mettre en œuvre des règles et des normes internationales en matière de biosécurité. Dans beaucoup de pays développés, l'agriculture est désormais une activité organisée et les travailleurs agricoles relèvent de la législation du travail et bénéficient d'une protection sociale. Dans le monde en développement, l'agriculture forme la plus grande part du secteur informel qui, en général, ignore la législation du travail et la sécurité sociale. Ces dernières années, l'usage a voulu que les conventions soient très prescriptives et détaillées. Ce caractère prescriptif a pour effet qu'elles sont mal acceptées et peu ratifiées. L'OIT devrait donc adopter une convention-cadre en laissant le soin de régler les détails de la mise en œuvre aux gouvernements, agissant en consultation avec les représentants des travailleurs et des employeurs ainsi que d'autres parties concernées. Il n'y a pas lieu qu'elle s'accompagne d'une recommandation qui détaillerait les procédures à suivre.

NFITU: Il est impératif que l'OIT adopte un instrument, sous la forme d'une convention, pour assurer à tous les travailleurs de l'agriculture le même niveau de protection, en matière de santé, que celui dont bénéficient les travailleurs d'autres branches d'activité économique. Il va sans dire que l'agriculture devrait être définie au sens large et inclure toutes les activités, y compris celles qui font vivre l'économie rurale «non organisée», quelle que soit l'importance ou la nature des activités et quelle que soit la catégorie de travailleurs – migrants, paysans sans terre, travailleurs saisonniers ou temporaires, métayers, fermiers. Etant donné que les activités agricoles et les problèmes de santé et de sécurité des travailleurs de l'agriculture peuvent varier d'un pays à l'autre, d'une région à l'autre et d'une époque à l'autre, la convention proposée devrait pouvoir être appliquée avec souplesse. Il faudrait clairement définir les limites raisonnables à ne pas dépasser en ce qui concerne le temps de travail, le transport de charges et autres travaux de force, l'emploi d'enfants ou de travailleurs âgés. Les travailleurs agricoles devraient bénéficier de différentes mesures sociales – assurance, pension, éducation des enfants, etc. – et être couverts par la sécurité sociale. La convention devrait aussi prévoir la mise en place de centres médicaux bien équipés et bien situés où les travailleurs pourraient recevoir une aide médicale d'urgence si besoin est.

Nouvelle-Zélande. Le gouvernement n'est pas favorable à l'adoption d'instruments de l'OIT sur la sécurité et la santé dans l'agriculture. Il n'y a pas lieu d'adopter des instruments visant telle ou telle partie de la main-d'œuvre: il vaut mieux établir des normes universelles qui garantissent un minimum de protection des conditions d'emploi et de travail aux travailleurs de tous les secteurs. L'important, finalement, est que les travailleurs soient en bonne santé et que leur sécurité soit assurée. Vu la diversité des conditions de travail, il faut opter pour une approche systématique et générale et non pour une approche spécifique et fragmentée. En conséquence, si l'OIT décidait d'adopter des instruments sur la sécurité et la santé dans l'agriculture, il faudrait que les principes suivants soient respectés: 1) Le champ d'application devrait être global. Le ou les instruments devraient établir un cadre propre à permettra à chaque pays d'adopter une approche globale et cohérente de la gestion de la sécurité et de la santé dans toutes les catégories d'activités agricoles. Cela est important vu la diversité des exploitations, des méthodes utilisées et des rôles assumés par les travailleurs. Cette approche éviterait d'avoir des normes régionales ou divergentes. 2) Des systèmes efficaces devraient être mis en place. Le ou les instruments devraient définir les paramètres d'une stratégie efficace de sécurité et de protection de la santé. Pour protéger la santé et la sécurité de tous les travailleurs agricoles, il faut avoir recours à des méthodes ou systèmes efficaces: identification des risques; maîtrise de ces risques; suivi de la santé des travailleurs exposés à des risques importants; communication aux travailleurs d'informations sur les risques; formation et encadrement des travailleurs; enregistrement des accidents, enquêtes sur ces accidents et notification; procédures d'urgence efficaces; prise en compte des situations dans lesquelles intervient une tierce partie. 3) L'établissement de normes complémentaires, de codes de bonnes pratiques et de directives devrait être prévu. Le ou les instruments devraient prévoir que chaque pays publiera des informations sur les normes minimales à respecter selon les risques, les procédés, les modalités du travail, les installations et des situations telles que l'emploi de jeunes d'un âge donné. A l'appui de la législation-cadre, des réglementations et des directives sont nécessaires pour les secteurs à haut risque, dont l'agriculture. Les directives donnent d'utiles informations aux employeurs du secteur agricole et les aident à s'acquitter de leurs obligations dans le cadre de la législation et des réglementations. Elles fournissent aussi des informations sur différents risques et situations. A un niveau inférieur, il y a les fiches et bulletins d'information et les listes de facteurs critiques pour différents risques agricoles. 4) Une administration active devrait être mise en place. Le ou les instruments devraient disposer que la législation nationale doit désigner l'autorité compétente, chargée d'appliquer et de faire respecter la législation et les réglementations relatives à la sécurité et à la santé des travailleurs, y compris les travailleurs agricoles. 5) Les droits et les responsabilités des employeurs et des travailleurs devraient être définis. Le ou les instruments devraient disposer que la législation nationale doit définir les droits et responsabilités en matière de sécurité et de santé dans l'agriculture. 6) Des dispositions devraient être prises en vue d'une inspection du travail adéquate. Le ou les instruments devraient disposer que les employeurs et les travailleurs du secteur agricole relèvent d'un service d'inspection approprié et qu'il existe un organisme de recours.

NZEF: La fédération est d'accord avec le gouvernement lorsque celui-ci juge qu'il n'est pas souhaitable d'adopter des conventions ou des recommandations séparées visant des secteurs déterminés de l'économie, car les instruments de l'OIT devraient être asectoriels. Elle répond donc par un non catégorique à la première question du questionnaire. Elle ne partage pas l'opinion émise par le gouvernement qu'une norme internationale sur la sécurité et la santé dans l'agriculture serait utile pour les pays en développement vu qu'une telle norme serait inévitablement trop prescriptive.

NZCTU: Le NZCTU est favorable à l'adoption par l'OIT d'instruments sur la sécurité et la santé dans l'agriculture. Il n'y a pas lieu de refuser, dans tous les cas, d'adopter des instruments sectoriels vu les différences structurelles que l'on observe d'un secteur à l'autre. Le champ d'application devrait être global et il faudrait mettre en place un système efficace pour protéger la santé et la sécurité de tous les travailleurs agricoles en y incluant les éléments cités par le gouvernement. Toutefois, le NZCTU conteste qu'un instrument doive toujours se limiter à des dispositions générales relatives aux systèmes. Quand on sait qu'il existe dans un secteur déterminé des risques donnés, il convient d'adopter des dispositions ou des normes minimales concernant ces risques. La loi adoptée en 1992 par la Nouvelle-Zélande en matière de sécurité et de santé des travailleurs est une loi de caractère général qui ne vise pas à combattre des risques spécifiques mais crée un système d'identification et de prévention des risques imposant différentes obligations aux employeurs et aux travailleurs et habilitant dans une certaine mesure les Etats à interdire certaines pratiques ou à poursuivre les contrevenants. Elle ne garantit pas le droit des travailleurs à l'information.

Portugal. Sans préjudice de la couverture légale internationale et nationale relative à la prévention des risques professionnels et à la protection de la sécurité et de la santé au travail des travailleurs agricoles, il est nécessaire et urgent, comme cela s'est déjà fait dans d'autres secteurs d'activité et, ici, pour des raisons encore plus pressantes, que soient adoptées des règles spécifiques visant à garantir une protection efficace de la santé et de la sécurité de ces travailleurs. Des dispositions spéciales, visant les petites entreprises de type familial et concernant la sécurité, l'hygiène et la santé, doivent aussi s'appliquer à tous les membres de la famille de l'agriculteur. Il est à noter que les personnes qui n'exercent pas d'activité proprement agricole mais qui vivent sur les exploitations peuvent elles aussi être exposées à certains risques. Les instruments devront aussi souligner que le thème de la santé et de la sécurité des travailleurs ne saurait être isolé de celui des politiques agraires et de développement rural, et qu'une coopération et une coordination institutionnelle entre les différentes entités responsables de chaque domaine d'intervention (travail, santé, éducation, agriculture, environnement) sont nécessaires.

Les conclusions proposées ont été élaborées sur la base des réponses au questionnaire reçues des gouvernements et d'autres mandants et compte tenu de certaines divergences d'opinions. Il a été estimé que des dispositions claires et souples sont nécessaires pour garantir que les travailleurs de l'agriculture, souvent laissés à l'écart des systèmes nationaux de protection de la santé et de la sécurité, bénéficient d'une telle protection. De la souplesse est nécessaire car le secteur est très hétérogène, qu'il s'agisse des pratiques et des méthodes de travail, des catégories de travailleurs ou des différences entre pays industrialisés, pays en développement et pays en transition. D'un autre côté, compte tenu de la situation particulière des travailleurs de l'agriculture et des risques spécifiques auxquels ils sont exposés, il faut aussi que certaines dispositions soient rédigées en termes explicites afin que la convention donne une indication précise des droits et obligations et que la recommandation guide utilement les législateurs nationaux. Toutefois, des textes de cette nature ne peuvent donner que des orientations de base qui devraient être expliquées et complétées afin de faciliter la mise en œuvre au niveau national. Les détails nécessaires pourraient figurer dans des principes directeurs ou des recueils de directives pratiques adoptés par le Conseil d'administration. La Conférence souhaitera peut-être adopter une résolution à cet effet.

Les conclusions proposées contiennent un certain nombre de termes propres à l'agriculture et, dans leurs réponses au questionnaire, certains Membres ont jugé qu'il faudrait les définir. Les conclusions proposées en vue d'une convention (point 4) contiennent une définition détaillée de ce que l'on peut entendre par «agriculture» aux fins de la convention. Les termes «travailleurs de l'agriculture» doivent être interprétés en conséquence. Il ne semble pas nécessaire de donner une définition juridique d'autres termes qui auront soit la même signification que celle qui leur est donnée dans d'autres conventions internationales du travail, soit la signification qu'on leur donne traditionnellement dans le contexte de l'agriculture. En ce qui concerne les termes utilisés dans d'autres instruments, on peut faire référence, par exemple, au terme «plantation» qui devrait être défini comme dans la convention (no 110) sur les plantations, 1958. Aux fins des conclusions proposées, le Bureau considère que les termes ci-après ont traditionnellement la signification suivante:

  1. par «surveillance de la sécurité et de la santé au travail», il faut entendre à la fois la surveillance de la santé des travailleurs et la surveillance du milieu de travail pour la prévention et la maîtrise des accidents et des atteintes à la santé liés au travail. L'évaluation de la santé peut inclure, sans que cette liste soit limitative, les examens médicaux, le suivi biologique, les examens radiologiques, les questionnaires et l'étude des dossiers médicaux. La surveillance du milieu de travail vise à identifier et évaluer les facteurs qui peuvent avoir un effet sur la santé des travailleurs et à concevoir des systèmes pour les prévenir, les éliminer ou les réduire, compte tenu des conditions de travail, des méthodes, matériaux, outils et équipements utilisés de l'organisation du travail, et des facteurs psychosociaux;
  2. par «agriculteurs indépendants», il faut entendre les fermiers, métayers ou petits propriétaires exploitants dont la principale source de revenu est l'agriculture et qui travaillent la terre eux-mêmes avec la seule aide de leur famille ou en recourant à des tiers à titre purement occasionnel sans employer de façon permanente de la main-d'œuvre et sans employer une main-d'œuvre saisonnière nombreuse, ainsi que les autres travailleurs de l'agriculture ainsi désignés dans la législation nationale;
  3. par «exploitations», il faut entendre tous les lieux de travail agricole où les travailleurs doivent se trouver ou se rendre pour leur travail, y compris les lieux à découvert, et tout site agricole où se déroulent en plein air les procédés ou opérations décrits au point 4 des conclusions proposées;
  4. par «installations agricoles», il faut entendre les bâtiments, structures et aménagements clos, couverts ou ouverts, fixes ou mobiles, y compris les structures légères destinées à la production, à l'entreposage, à la fermentation ou à la conservation de produits végétaux, de matériaux ou de substances pour l'alimentation des animaux ou d'excréments d'animaux;
  5. par «pépinière», il faut entendre tout établissement dont la principale activité consiste à cultiver des légumes et des produits horticoles, des semences, des plants et de jeunes arbres destinés à être repiqués;
  6. par «lieux d'élevage», il faut entendre les zones auxquelles les travailleurs de l'agriculture peuvent accéder et qui sont consacrées au pâturage, à l'élevage ou à la reproduction animale ou dans lesquelles sont parqués du bétail ou d'autres animaux;
  7. par «activités entraînant un contact avec des animaux», il faut entendre les activités au cours desquelles les travailleurs de l'agriculture sont appelés à entrer directement ou indirectement en contact avec du bétail ou avec d'autres animaux domestiques;
  8. par «produits chimiques utilisés dans l'agriculture», il faut entendre les éléments et composés chimiques et les mélanges de ces produits, naturels ou synthétiques, utilisés dans l'agriculture, y compris les pesticides, les herbicides, les engrais et les produits vétérinaires et pharmaceutiques;
  9. par «aquaculture», il faut entendre la culture d'organismes aquatiques, y compris poissons, mollusques, crustacés et plantes aquatiques. Le terme «culture» implique une intervention dans le processus d'élevage en vue d'améliorer la production, par exemple l'empoissonnement à intervalles réguliers, l'alimentation, la protection contre les prédateurs.

Forme de l'instrument ou des instruments internationaux
 

Qu. 1

Considérez-vous que la Conférence internationale du Travail devrait adopter un instrument ou des instruments concernant la sécurité et la santé dans l'agriculture?

Nombre total de réponses: 85.

Affirmatives: 82. Afrique du Sud, Algérie, Allemagne, Argentine, Autriche, Azerbaïdjan, Bahreïn, Bangladesh, Bélarus, Belgique, Brésil, Bulgarie, Canada, Cap-Vert, Chine, Chypre, Colombie, Costa Rica, Croatie, Cuba, Danemark, République dominicaine, Egypte, El Salvador, Emirats arabes unis, Equateur, Espagne, Estonie, Ethiopie, Finlande, France, Géorgie, Ghana, Grèce, Guatemala, Hongrie, Inde, Irlande, Israël, Italie, Jamaïque, Japon, Kenya, Koweït, Liban, Lituanie, Luxembourg, ex-République yougoslave de Macédoine, Madagascar, Malaisie, Mali, Malte, Maroc, Maurice, Mexique, République de Moldova, Mozambique, Nigéria, Norvège, Ouganda, Pakistan, Panama, Philippines, Pologne, Portugal, Roumanie, Royaume-Uni, Fédération de Russie, Sainte-Lucie, Singapour, Slovaquie, Slovénie, Sri Lanka, Suisse, République arabe syrienne, République tchèque, Thaïlande, Togo, Turquie, Ukraine, Venezuela, Viet Nam.

Négatives: 3. Australie, République islamique d'Iran, Nouvelle-Zélande.

La plupart des réponses reçues des Etats Membres étant affirmatives, les conclusions proposées prévoient l'adoption de normes internationales sur la sécurité et la santé dans l'agriculture (point 1).
  

Qu. 2

Dans l'affirmative, l'intention générale devrait-elle être de garantir que tous les travailleurs de l'agriculture bénéficient en matière de sécurité et de santé d'une protection autant que possible équivalente à celle dont bénéficient les travailleurs d'autres secteurs de l'économie?

Nombre total de réponses: 84.

Affirmatives: 83. Afrique du Sud, Algérie, Allemagne, Argentine, Australie, Autriche, Azerbaïdjan, Bahreïn, Bangladesh, Bélarus, Belgique, Brésil, Bulgarie, Canada, Cap-Vert, Chine, Chypre, Colombie, Costa Rica, Croatie, Cuba, Danemark, République dominicaine, Egypte, El Salvador, Emirats arabes unis, Equateur, Espagne, Estonie, Ethiopie, Finlande, France, Géorgie, Ghana, Grèce, Guatemala, Hongrie, Inde, Irlande, Israël, Italie, Jamaïque, Japon, Kenya, Koweït, Liban, Lituanie, ex-République yougoslave de Macédoine, Madagascar, Malaisie, Mali, Malte, Maroc, Maurice, Mexique, République de Moldova, Mozambique, Nigéria, Norvège, Nouvelle-Zélande, Ouganda, Pakistan, Panama, Philippines, Pologne, Portugal, Roumanie, Royaume-Uni, Fédération de Russie, Sainte-Lucie, Singapour, Slovaquie, Slovénie, Sri Lanka, Suisse, République arabe syrienne, République tchèque, Thaïlande, Togo, Turquie, Ukraine, Venezuela, Viet Nam.

Négative: 1. Luxembourg.

Toutes les réponses des Etats Membres, à l'exception d'une seule, sont affirmatives. Les conclusions proposées ont été rédigées avec pour objectif de garantir que tous les travailleurs agricoles jouissent, pour ce qui est de la sécurité et de la santé, d'une protection équivalente à celle dont bénéficient les travailleurs des autres secteurs de l'économie et en gardant à l'esprit les principes inscrits dans la convention (no 155) sur la sécurité et la santé des travailleurs, 1981, et la convention (no 161) sur les services de santé au travail, 1985 (points 1 à 35).
 

Qu. 3

L'instrument ou les instruments devraient-ils revêtir la forme:

  1. d'une convention;
  2. d'une recommandation;
  3. d'une convention complétée par une recommandation?

Nombre total de réponses: 85.

Alinéa a):

Affirmatives: 12. Algérie, Allemagne, Autriche, Danemark, France, Géorgie, Hongrie, Inde, République islamique d'Iran, ex-République yougoslave de Macédoine, Ouganda, République tchèque.

Alinéa b):

Affirmatives: 15. Australie, Bélarus, Belgique, Cap-Vert, Chine, Estonie, Japon, Koweït, Malaisie, Pakistan, Roumanie, Singapour, République arabe syrienne, Thaïlande, Turquie.

Alinéa c):

Affirmatives: 57. Afrique du Sud, Argentine, Azerbaïdjan, Bahreïn, Bangladesh, Brésil, Bulgarie, Canada, Colombie, Costa Rica, Croatie, Cuba, Chypre, République dominicaine, Egypte, El Salvador, Emirats arabes unis, Equateur, Espagne, Ethiopie, Finlande, Grèce, Guatemala, Irlande, Israël, Italie, Jamaïque, Kenya, Liban, Lituanie, Luxembourg, Madagascar, Mali, Malte, Maroc, Maurice, Mexique, République de Moldova, Mozambique, Nigéria, Norvège, Nouvelle-Zélande, Panama, Philippines, Pologne, Portugal, Royaume-Uni, Fédération de Russie, Sainte-Lucie, Slovaquie, Slovénie, Sri Lanka, Suisse, Togo, Ukraine, Venezuela, Viet Nam.

Autre: 1. Ghana.

Etant donné que la majorité des réponses reçues des Etats Membres proposent que les instruments prennent la forme d'une convention complétée par une recommandation, les conclusions proposées ont été rédigées en conséquence (points 1 et 23).

Préambule
 

Qu. 4

L'instrument ou les instruments devraient-ils comprendre un préambule se référant:

  1. aux conventions et recommandations qui contiennent des dispositions intéressant directement la sécurité et la santé;
  2. à d'autres conventions et recommandations intéressant l'agriculture;
  3. à la Déclaration de principes tripartite sur les entreprises multinationales et la politique sociale, adoptée par le Conseil d'administration du Bureau international du Travail?

Alinéa a):

Nombre total de réponses: 82.

Affirmatives: 75. Afrique du Sud, Algérie, Allemagne, Argentine, Autriche, Azerbaïdjan, Bahreïn, Bélarus, Belgique, Brésil, Bulgarie, Canada, Cap-Vert, Chypre, Colombie, Costa Rica, Croatie, Cuba, Danemark, République dominicaine, Egypte, El Salvador, Emirats arabes unis, Espagne, Estonie, Ethiopie, Finlande, Géorgie, Ghana, Grèce, Guatemala, Hongrie, Inde, Irlande, Israël, Italie, Jamaïque, Japon, Kenya, Koweït, Liban, Luxembourg, ex-République yougoslave de Macédoine, Madagascar, Malaisie, Mali, Malte, Maroc, Maurice, Mexique, Mozambique, Nigéria, Norvège, Nouvelle-Zélande, Ouganda, Panama, Philippines, Pologne, Portugal, Roumanie, Fédération de Russie, Sainte-Lucie, Singapour, Slovaquie, Slovénie, Sri Lanka, Suisse, République arabe syrienne, République tchèque, Thaïlande, Togo, Turquie, Ukraine, Venezuela, Viet Nam.

Négatives: 7. Australie, Chine, Equateur, République islamique d'Iran, République de Moldova, Pakistan, Royaume-Uni.

Alinéa b):

Nombre total de réponses: 72.

Affirmatives: 52. Afrique du Sud, Allemagne, Argentine, Bangladesh, Bahreïn, Bélarus, Brésil, Bulgarie, Canada, Chine, Costa Rica, Cuba, Egypte, El Salvador, Emirats arabes unis, Espagne, Estonie, Ethiopie, Finlande, Géorgie, Inde, Irlande, Israël, Italie, Kenya, Liban, Luxembourg, ex-République yougoslave de Macédoine, Madagascar, Malaisie, Mali, Maurice, Mexique, Nigéria, Nouvelle-Zélande, Ouganda, Panama, Philippines, Pologne, Roumanie, Royaume-Uni, Fédération de Russie, Singapour, Slovaquie, Sri Lanka, République arabe syrienne, République tchèque, Togo, Turquie, Ukraine, Venezuela, Viet Nam.

Négatives: 19. Australie, Azerbaïdjan, Belgique, Chypre, République dominicaine, Equateur, Grèce, Guatemala, Hongrie, République islamique d'Iran, Japon, Koweït, Maroc, République de Moldova, Mozambique, Pakistan, Slovénie, Suisse, Thaïlande.

Autre: 1. Ghana

Alinéa c):

Nombre total de réponses: 68.

Affirmatives: 51. Allemagne, Autriche, Bangladesh, Bélarus, Belgique, Brésil, Bulgarie, Canada, Chine, Chypre, Costa Rica, Cuba, Egypte, El Salvador, Emirats arabes Unis, Equateur, Estonie, Ethiopie, Finlande, Géorgie, Guatemala, Inde, Irlande, Israël, Italie, Kenya, ex-République yougoslave de Macédoine, Madagascar, Mali, Malte, Maurice, Mexique, Mozambique, Nigéria, Ouganda, Panama, Philippines, Roumanie, Royaume-Uni, Fédération de Russie, Sainte-Lucie, Singapour, Slovaquie, Slovénie, Sri Lanka, République tchèque, Thaïlande, Togo, Ukraine, Venezuela, Viet Nam.

Négatives: 16. Afrique du Sud, Australie, Azerbaïdjan, Bahreïn, République dominicaine, Grèce, Hongrie, Koweït, Malaisie, Maroc, République de Moldova, Nouvelle-Zélande, Pakistan, Suisse, République arabe syrienne, Turquie.

Autre: 1. Ghana.

La grande majorité des réponses préconisent d'inclure, dans les conclusions proposées faisant référence aux instruments, un préambule intéressant directement la sécurité et la santé au travail ainsi qu'une référence aux instruments intéressant directement la protection sociale des travailleurs de l'agriculture (question 4 a) et b)). Certains Membres mentionnent expressément les normes de l'OIT qu'ils souhaiteraient voir figurer dans le préambule. Quelques-uns sont préoccupés par la référence aux normes de l'OIT dans le préambule des instruments proposés. La référence aux «principes inscrits» dans telle ou telle norme est un principe juridique reconnu qui implique que l'on aura à l'esprit, pour l'application de la convention, la valeur universelle de l'instrument auquel il est fait référence; elle n'impose pas l'obligation de respecter des dispositions précises de l'instrument en question. Un certain nombre de réponses, émanant notamment des syndicats, proposent d'inclure dans ce préambule d'autres directives internationales telles que le Code de conduite pour la distribution et l'utilisation des pesticides (1985) de la FAO ainsi que la classification recommandée des pesticides par risque et les directives pour la classification de l'OMS (1998-99). Pour donner aux Membres la latitude de choisir les directives correspondant le mieux à leurs besoins et de les mettre à jour, une référence générale à la nécessité de prendre en considération les normes, les directives et les recueils de directives pratiques pertinents adoptés par des organisations nationales ou internationales reconnues a été incorporée dans les conclusions proposées en vue d'une recommandation (point 26).

La majorité des réponses reçues des Membres préconisent également d'inclure dans le préambule une référence à la Déclaration de principes tripartite sur les entreprises multinationales et la politique sociale adoptée par le Conseil d'administration du BIT en 1977 (question 4 c)). La référence à la Déclaration tripartite a été incorporée dans les dispositions générales des conclusions proposées en vue d'une recommandation (point 25). Le Bureau a décidé de retenir les normes considérées comme intéressant directement la sécurité et la santé dans l'agriculture et de faire référence aux principes inscrits dans d'autres normes de l'OIT concernant la protection des travailleurs agricoles sur le lieu de travail. Le Bureau a également décidé d'inclure dans le préambule le recueil de directives pratiques sur l'enregistrement et la déclaration des accidents du travail et des maladies professionnelles, 1996, et le recueil de directives pratiques sur la sécurité et la santé dans les travaux forestiers, 1998, en raison de leur pertinence en la matière. Dans le souci d'éviter un préambule trop lourd, la décision de faire éventuellement référence à d'autres instruments dans le texte a été laissée pour la première discussion des conclusions proposées. Le préambule a été rédigé en conséquence (point 3).

I. Définitions et champ d'application
 

Qu. 5

Aux fins de l'instrument ou des instruments, le terme «agriculture» (ou «agricole») devrait-il s'appliquer:

  1. à toutes les activités (qu'elles soient effectuées en plein air ou à l'intérieur de locaux) relatives à la culture, à la récolte et à la transformation primaire des produits agricoles;
  2. à l'élevage du bétail et à la production de produits animaux;
  3. à la pisciculture;
  4. à tout procédé, opération ou transport effectué sur un lieu de travail agricole;
  5. aux services liés à la production agricole?

Alinéa a):

Nombre total de réponses: 84.

Affirmatives: 79. Afrique du Sud, Algérie, Allemagne, Argentine, Azerbaïdjan, Bahreïn, Bangladesh, Bélarus, Belgique, Brésil, Bulgarie, Canada, Cap-Vert, Chine, Chypre, Colombie, Costa Rica, Croatie, Cuba, Danemark, République dominicaine, Egypte, El Salvador, Emirats arabes unis, Equateur, Espagne, Estonie, Ethiopie, Finlande, France, Géorgie, Ghana, Grèce, Guatemala, Hongrie, Inde, République islamique d'Iran, Irlande, Israël, Italie, Kenya, Koweït, Lituanie, Luxembourg, ex-République yougoslave de Macédoine, Madagascar, Malaisie, Mali, Malte, Maroc, Maurice, Mexique, République de Moldova, Mozambique, Nigéria, Norvège, Nouvelle-Zélande, Ouganda, Panama, Philippines, Pologne, Portugal, Roumanie, Royaume-Uni, Fédération de Russie, Sainte-Lucie, Singapour, Slovaquie, Slovénie, Sri Lanka, Suisse, République arabe syrienne, République tchèque, Thaïlande, Togo, Turquie, Ukraine, Venezuela, Viet Nam.

Négatives: 2. Jamaïque, Pakistan.

Autres: 3. Autriche, Japon, Liban.

Alinéa b):

Nombre total de réponses: 84.

Affirmatives: 69. Afrique du Sud, Algérie, Allemagne, Argentine, Azerbaïdjan, Bahreïn, Bangladesh, Bélarus, Belgique, Brésil, Bulgarie, Canada, Cap-Vert, Chine, Chypre, Croatie, Cuba, Danemark, Egypte, Emirats arabes unis, Equateur, Espagne, Estonie, Ethiopie, Finlande, France, Géorgie, Ghana, Grèce, Hongrie, Inde, République islamique d'Iran, Irlande, Israël, Kenya, Koweït, Luxembourg, Madagascar, Malaisie, Mali, Malte, Maroc, Maurice, Mexique, République de Moldova, Mozambique, Nigéria, Norvège, Nouvelle-Zélande, Ouganda, Panama, Philippines, Pologne, Portugal, Roumanie, Royaume-Uni, Fédération de Russie, Sainte-Lucie, Singapour, Slovaquie, Slovénie, Sri Lanka, Suisse, République arabe syrienne, République tchèque, Thaïlande, Togo, Ukraine, Venezuela.

Négatives: 12. Colombie, Costa Rica, République dominicaine, El Salvador, Guatemala, Italie, Jamaïque, Lituanie, ex-République yougoslave de Macédoine, Pakistan, Turquie, Viet Nam.

Autres: 3. Autriche, Japon, Liban.

Alinéa c):

Nombre total de réponses: 85.

Affirmatives: 58. Algérie, Allemagne, Argentine, Azerbaïdjan, Bahreïn, Bangladesh, Brésil, Bulgarie, Canada, Cap-Vert, Chine, Chypre, Croatie, Cuba, Danemark, Egypte, Emirats arabes unis, Equateur, Ethiopie, Finlande, France, Géorgie, Ghana, Grèce, Hongrie, Israël, Italie, Kenya, Koweït, Luxembourg, Malaisie, Mali, Malte, Maroc, Maurice, Mexique, République de Moldova, Mozambique, Nigéria, Nouvelle-Zélande, Ouganda, Philippines, Pologne, Portugal, Roumanie, Royaume-Uni, Fédération de Russie, Sainte-Lucie, Singapour, Slovaquie, Slovénie, Sri Lanka, Suisse, République arabe syrienne, République tchèque, Thaïlande, Togo, Ukraine.

Négatives: 24. Afrique du Sud, Bélarus, Belgique, Colombie, Costa Rica, République dominicaine, El Salvador, Espagne, Estonie, Guatemala, Inde, République islamique d'Iran, Irlande, Jamaïque, Japon, Lituanie, ex-République yougoslave de Macédoine, Madagascar, Norvège, Pakistan, Panama, Turquie, Venezuela, Viet Nam.

Autres: 3. Autriche, Finlande, Liban.

Alinéa d):

Nombre total de réponses: 85.

Affirmatives: 67. Afrique du Sud, Algérie, Allemagne, Argentine, Azerbaïdjan, Bahreïn, Bangladesh, Bélarus, Belgique, Brésil, Bulgarie, Canada, Chine, Chypre, Colombie, Croatie, Cuba, Danemark, Egypte, El Salvador, Emirats arabes unis, Equateur, Espagne, Estonie, Ethiopie, Géorgie, Grèce, Inde, Irlande, Israël, Italie, Jamaïque, Kenya, Koweït, Liban, Luxembourg, Malaisie, Mali, Malte, Maroc, Maurice, Mexique, République de Moldova, Mozambique, Nigéria, Norvège, Nouvelle-Zélande, Ouganda, Panama, Philippines, Pologne, Portugal, Roumanie, Royaume-Uni, Fédération de Russie, Sainte-Lucie, Singapour, Slovaquie, Slovénie, Sri Lanka, Suisse, République arabe syrienne, République tchèque, Thaïlande, Togo, Ukraine, Venezuela.

Négatives: 13. Cap-Vert, Costa Rica, République dominicaine, France, Guatemala, Hongrie, République islamique d'Iran, Lituanie, ex-République yougoslave de Macédoine, Madagascar, Pakistan, Turquie, Viet Nam.

Autres: 5. Autriche, Finlande, Ghana, Japon, Liban.

Alinéa e):

Nombre total de réponses: 84.

Affirmatives: 52. Afrique du Sud, Algérie, Allemagne, Argentine, Azerbaïdjan, Bahreïn, Bangladesh, Bélarus, Belgique, Brésil, Bulgarie, Canada, Chine, Chypre, Colombie, Croatie, Danemark, Egypte, El Salvador, Emirats arabes unis, Equateur, Espagne, France, Géorgie, Grèce, Inde, République islamique d'Iran, Irlande, Italie, Kenya, Liban, Malaisie, Mali, Malte, Maroc, Maurice, République de Moldova, Mozambique, Nigéria, Ouganda, Pologne, Portugal, Roumanie, Sainte-Lucie, Singapour, Slovaquie, Slovénie, Sri Lanka, Togo, Turquie, Ukraine, Venezuela.

Négatives: 29. Cap-Vert, Costa Rica, Cuba, République dominicaine, Estonie, Ethiopie, Ghana, Guatemala, Hongrie, Israël, Jamaïque, Koweït, Lituanie, Luxembourg, ex-République yougoslave de Macédoine, Madagascar, Mexique, Norvège, Nouvelle-Zélande, Pakistan, Panama, Philippines, Royaume-Uni, Fédération de Russie, Suisse, République arabe syrienne, République tchèque, Thaïlande, Viet Nam.

Autres: 3. Autriche, Finlande, Japon.

La majorité des réponses acceptent la définition du terme «agriculture» proposée par le Bureau. Sur la recommandation de certains Etats Membres de limiter la portée des conclusions proposées aux activités se rapportant directement à l'agriculture, les alinéas e) et b) ont été supprimés, partant de l'idée que certains services liés à la production agricole et à la production de produits animaux peuvent être assurés par des entreprises distinctes sans lien direct avec les cultures, l'élevage ou la transformation primaire de produits animaux. Aux fins des normes proposées, la pisciculture fait partie de l'aquaculture.
 

Qu. 6

L'instrument ou les instruments proposés devraient-ils s'appliquer:

  1. à toutes les exploitations agricoles, quelle que soit leur taille;
  2. à toutes les entreprises collectives, telles que les coopératives et les associations d'agriculteurs;
  3. aux machines, équipements, appareils, outils et installations utilisés pour les activités agricoles?

Alinéa a):

Nombre total de réponses83.

Affirmatives: 75. Afrique du Sud, Allemagne, Argentine, Azerbaïdjan, Bahreïn, Bangladesh, Bélarus, Belgique, Brésil, Bulgarie, Cap-Vert, Chine, Chypre, Costa Rica, Croatie, Cuba, Danemark, République dominicaine, Egypte, El Salvador, Emirats arabes unis, Equateur, Espagne, Estonie, Ethiopie, Finlande, France, Géorgie, Ghana, Grèce, Guatemala, Hongrie, Inde, République islamique d'Iran, Irlande, Israël, Italie, Jamaïque, Kenya, Koweït, Liban, Lituanie, Luxembourg, ex-République yougoslave de Macédoine, Madagascar, Malte, Maroc, Maurice, Mexique, République de Moldova, Mozambique, Nigéria, Norvège, Nouvelle-Zélande, Ouganda, Panama, Philippines, Pologne, Portugal, Royaume-Uni, Fédération de Russie, Sainte-Lucie, Singapour, Slovaquie, Slovénie, Sri Lanka, Suisse, République arabe syrienne, République tchèque, Thaïlande, Togo, Turquie, Ukraine, Venezuela, Viet Nam.

Négatives: 5. Colombie, Malaisie, Mali, Pakistan, Roumanie.

Autres: 3. Autriche, Canada, Japon.

Alinéa b):

Nombre total de réponses: 83.

Affirmatives: 64. Afrique du Sud, Allemagne, Argentine, Bahreïn, Bangladesh, Bélarus, Belgique, Brésil, Bulgarie, Canada, Cap-Vert, Chypre, Costa Rica, Cuba, Danemark, Egypte, El Salvador, Emirats arabes unis, Espagne, Ethiopie, Finlande, France, Géorgie, Ghana, Grèce, Hongrie, Inde, République islamique d'Iran, Irlande, Israël, Italie, Liban, Madagascar, Malaisie, Mali, Malte, Maroc, Maurice, Mexique, République de Moldova, Mozambique, Nigéria, Nouvelle-Zélande, Ouganda, Pakistan, Panama, Philippines, Pologne, Portugal, Roumanie, Royaume-Uni, Fédération de Russie, Sainte-Lucie, Singapour, Slovaquie, Slovénie, Sri Lanka, Suisse, République arabe syrienne, République tchèque, Thaïlande, Togo, Ukraine, Venezuela.

Négatives: 17. Azerbaïdjan, Chine, Colombie, Croatie, République dominicaine, Equateur, Estonie, Guatemala, Jamaïque, Kenya, Koweït, Lituanie, Luxembourg, ex-République yougoslave de Macédoine, Norvège, Turquie, Viet Nam.

Autres: 2. Autriche, Japon.

Alinéa c):

Nombre total de réponses: 84.

Affirmatives: 68. Afrique du Sud, Allemagne, Argentine, Bahreïn, Bangladesh, Bélarus, Belgique, Brésil, Bulgarie, Canada, Cap-Vert, Chypre, Colombie, Costa Rica, Cuba, Danemark, Egypte, El Salvador, Emirats arabes unis, Equateur, Estonie, Ethiopie, Finlande, France, Géorgie, Ghana, Grèce, Hongrie, Inde, République islamique d'Iran, Irlande, Israël, Italie, Liban, Luxembourg, Madagascar, Malaisie, Mali, Malte, Maroc, Maurice, Mexique, République de Moldova, Mozambique, Nigéria, Norvège, Nouvelle-Zélande, Ouganda, Pakistan, Panama, Philippines, Pologne, Portugal, Roumanie, Royaume-Uni, Fédération de Russie, Sainte-Lucie, Singapour, Slovaquie, Slovénie, Sri Lanka, Suisse, République arabe syrienne, République tchèque, Thaïlande, Togo, Ukraine, Venezuela.

Négatives: 14. Azerbaïdjan, Chine, Croatie, République dominicaine, Espagne, Guatemala, Jamaïque, Japon, Kenya, Koweït, Lituanie, ex-République yougoslave de Macédoine, Turquie, Viet Nam.

Autres: 2. Autriche, Japon.