Le Syndicat du personnel
du BIT et le Groupe d’Action pour l’Egalité
(SAGE) vous invitent très cordialement à
venir fêter la Journée internationale
de la femme,
le mardi 8 mars à 16h30 à l’espace
des Gobelins (R2, à la sortie de la bibliothèque)
Les droits conquis par les femmes
sont le fruit des luttes de leurs mères et
de leurs grands-mères. C’est le 8 mars
1857 que, pour la première fois, des ouvrières
d’usines de New York manifestèrent
pour demander l’amélioration de leurs
conditions de travail et protester contre les bas
salaires, les longues journées et un milieu
de travail malsain. Cette première manifestation
se heurta à la répression mais, deux
ans plus tard, toujours en mars, ces travailleuses
s’unirent pour former un syndicat et tenter
ainsi d’obtenir de meilleures conditions de
travail.
Plus de 50 ans plus tard, l’idée
d’une « Journée de la femme »
fut lancée aux Etats-Unis par des groupes
de travailleurs et travailleuses progressistes.
Et c’est en 1910 qu’une Journée
internationale de la femme fut décrétée
pour honorer le mouvement de défense des
droits des femmes et contribuer à appuyer
la revendication du suffrage universel féminin.
Dès 1911, les célébrations
en Europe et en Amérique du Nord attirèrent
plus d’un million de personnes pour revendiquer
le droit des femmes au vote, à occuper des
postes publics, au travail, à la formation
et à la non-discrimination sur le lieu de
travail.
Cette même année,
le 25 mars, 140 jeunes travailleuses (la plupart
des immigrées) de l’entreprise «
Triangle Shirtwaist Company » à New
York périrent dans un incendie. Une foule
de 100.000 personnes participèrent à
leurs funérailles. Cet événement
influença notoirement la législation
du travail des Etats-Unis et les conditions de travail
qui provoquèrent ce désastre furent
rappelées lors des commémorations
postérieures de la Journée internationale
de la femme.
Ce n’est qu’en décembre
1977 que l’Assemblée générale
des Nations Unies adopta une résolution proclamant
le 8 mars Journée internationale de la femme,
en reconnaissance des luttes menées pour
leurs droits par les femmes travailleuses.
(COMMUNICATION du Comité
syndical du Bureau sous-régional de l’OIT
à Santiago
Texte soumis par Maria Elena Valenzuela, publié
au Bulletin
du Syndicat, n.3)