Contexte et priorités nationales
Depuis 1977, la Jamahiriya arabe libyenne
est régie par des Congrès Populaires de base, coiffés par des Comités
et un Congrès Général du peuple faisant office d’Organe Suprême.
La population est estimée à 5,4 millions de personnes,
hors étrangers, soit l’une des plus faibles densités de population
au monde. Le taux d’alphabétisation est élevé à
80 %.
L'économie du pays dépend essentiellement des revenus
des hydrocarbures (pétrole et gaz naturel), lesquels contribuent
à hauteur de 95% aux revenus d’exportation, représentent un tiers
du PIB et 90% des revenus budgétaires. Le développement du secteur
agricole reste limité à cause des conditions climatiques difficiles,
de la nature des sols, du manque d'eau et de la main d'oeuvre qualifiée.
L'ouverture économique progresse timidement, la politique extérieure
de la Libye a connu une évolution remarquable ces dernières années.
Ses relations avec les pays africains et occidentaux se sont fortement
renforcées. La Libye a encouragé fortement la création de l'Union
africaine (UA) et y joue un rôle stratégique.
En juin 2003, le Guide de la Révolution Libyenne
Mouammar KADHAFI a affirmé sa volonté de privatiser les
entreprises d’État, nationalisées depuis 1969, et nommé
un premier ministre considéré comme libéral, dont la principale
mission est de développer le secteur privé et attirer les investisseurs
étrangers. Environ 360 sociétés seraient à privatiser d’ici 2008.
Il y a aussi une volonté de décongestionner le secteur public, notamment
l’administration. Bien que les salaires dans le service public n’aient
pas été réévalués depuis 1981, le pouvoir d’achat des libyens
n’a pas chuté de manière significative, notamment en raison des
subventions de l’Etat.
Le Congrès Général du Peuple a approuvé la législation permettant
pour la première fois aux banques étrangères d’ouvrir des branches
en Libye et ce, en vue d’encourager l’investissement étranger en
facilitant l’accès aux crédits.
Les données officielles sur le chômage ne sont pas disponibles,
toutefois celui-ci semble assez élevé. Il est estimé à 30% et semblerait
particulièrement important chez les jeunes.
Autre caractéristique du marché de l’emploi, le secteur public
emploie 70% des salariés libyens. Toutefois, un plan de promotion
de l’emploi et de redéploiement de la main-d’œuvre du secteur public
surchargé vers le secteur privé a été élaboré et le Ministère de
la main d’œuvre, de la formation et de l’emploi a mis en place un
plan de réhabilitation et de promotion de l’emploi indépendant des
MPE.
Le 27 avril 2006, a été crée
Le Fonds National pour l'Emploi (F.N.E.) (Décision
nº109 du Conseil des Ministres libyen), une institution publique
relevant du Ministère de la Main d'oeuvre, de la Formation
Professionnelle et de l'Emploi. L'objectif de ce fonds est de contribuer
au développement économique et social et il fonctionnera
dans le cadre du système adopté visant à lier
la politique du crédit à la promotion de l'Emploi
Décent et productif par le développement des activités
individuelles, familiales, collectives et de sociétés
de participations - PME.
Comme nombre de pays pétroliers, la Libye fait
appel à la main-d’œuvre étrangère, notamment des Etats arabes voisins
et africains. On compte environ 2 million de travailleurs
étrangers en Libye. L’immigration clandestine de transit
demeure une préoccupation pour les autorités qui actuellement multiplient
les relations de coopération bilatérale, principalement avec l’Italie
pour la lutte contre l’immigration illégale (Dialogue 5+5).
En matière de protection médicale, les soins de santé sont
gratuits pour tous les citoyens libyens.
Le Ministère de la Main d’œuvre, de l’emploi et
de la Formation professionnelle a été rétabli et le renforcement
du rôle des partenaires sociaux et du Dialogue Social figurent parmi
les priorités nationales. Figure également la priorité:
le développement des ressources humaines, la promotion de
l'emploi et le renforcement du rôle de l'Administration du
Travail.
|