Bangladesh
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Bangladesh

Le Bangladesh a ratifié la convention sur les populations aborigènes et tribales de 1957 de l’OIT (n°107) en 1972 et abrite environ 3 millions d’indigènes (Adivasis et Jumma), constituant 45 groupes ethniques différents, parmi lesquels sont parlés 30 langues différentes. Ils sont principalement situés dans le Nord et le Sud-est du pays, avec une majorité dans les Chittagong Hill Tracts (CHT) [région montagneuse de Chittagong], où se trouvent 11 groupes différents de peuples indigènes. Les peuples indigènes du Bangladesh sont parmi les groupes les plus marginalisés et exclus de la société. Ce fait est également constaté dans les Documents de stratégie de réduction de la pauvreté (DRSP) au niveau national, qui incluent une section sur les groupes de minorités ethniques/Adivasis.1

Tout comme dans d’autres parties du monde, au Bangladesh, la vulnérabilité des peuples indigènes a mené à la perte des droits sur les terres et sur les ressources naturelles/forestières, au déplacement du fait de la modernisation et de l’industrialisation, à la perte de culture et à la désintégration sociale, à l’érosion de l’auto-gouvernance locale, à la discrimination et à la suppression violente des mouvements pour l’autonomie.

Des décennies d’instabilité et de conflit dans le CHT continuent d’entraver un développement durable dans la région et ont eu un impact disproportionné sur les peuples indigènes qui vivent dans cette région. L’accord de paix signé en 1997 apporte désormais un cadre de développement à la région et reconnaît les CHT comme une région tribale semi-autonome gouvernée selon un cadre institutionnel basé sur les institutions traditionnelles des chefs indigènes, chefs de tribus, karbaris et conseils de districts et régionaux. Il existe également un Ministère des Affaires des Chittagong Hill Tracts au niveau central. Par opposition, les peuples indigènes des plaines sont très peu représentés aux niveaux moyens à élevés du gouvernement et il n’existe pas de ministère central ou autorité de développement régionale pour traiter les problèmes et besoins en développement des peuples indigènes des plaines. La situation des femmes indigènes des CHT et des plaines en termes de représentation et de participation dans les processus décisionnels et les organismes nationaux est particulièrement délicate.

1 ‘Unlocking the Potential: National Strategy for Accelerated Poverty Reduction’, Commission de planification nationale, section 5.F.3, p. 155.

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