La plupart des peuples indigènes du Kenya vivent dans les terres arides et semi-arides (ASALs) qui incluent la majorité des parcs et réserves naturelles, et des forêts protégées. Les régions ASAL sont principalement pastoralistes/éleveurs et agro-pastoralistes/éleveurs, très adaptées à la pâture de troupeaux du fait de pluies faibles et imprévisibles. Ces régions représentent les plus forts taux de pauvreté (plus de 60 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté) et le plus faible taux d’accès aux services de première nécessité dans le pays.
La Constitution du Kenya inclut le principe de non-discrimination et garantit les droits civils et politiques, mais ne reconnaît pas les droits économiques, sociaux et culturels en tant que tels, de même que les droits des groupes. Le Kenya n’a pas ratifié la convention n° 169 de l’OIT mais a ratifié les conventions de l’OIT qui sont pertinentes pour les peuples indigènes et tribaux (conventions n° 111, 29 et 182). Le fait que le concept de peuples indigènes ait été controversé reste un défi.
Au KENYA, le IP-LED travaille dans le cadre d’un partenariat entre l’OIT, l’OMPI et la Maasai Cultural Heritage Foundation (MCH) (Fondation patrimoine culturel Maasaï), dans le but d’améliorer les capacités de la communauté Maasaï à protéger et développer la propriété de son patrimoine culturel et de ses ressources naturelles. Par le biais d’une étude de marché et à un diagnostic du territoire, les Massaï Laikipia localisent leurs biens et ont commencé à planifier une stratégie de développement pour la communauté.

