Economie informelle

Dans les pays en développement, 50 à 75 pour cent de la main-d’œuvre non agricole travaille dans l’économie informelle. Même s’il est difficile de généraliser en matière de qualité des emplois informels, ceux-ci sont souvent synonymes de paupérisation et de mauvaises conditions de travail. Ces emplois se caractérisent également par l’absence de protection en cas de non-paiement des salaires, d’heures supplémentaires forcées, de renvois sans préavis ni indemnités, de conditions de travail dangereuses et d’absence d’avantages sociaux tels que la retraite, le congé maladie et l’assurance maladie. Les femmes, les migrants et d’autres groupes de travailleurs vulnérables qui n’ont pas d’autre débouché sont obligés d’accepter ces emplois informels précaires. Adoptée par la Conférence internationale du Travail en juin 2002, la Résolution concernant le travail décent appelle à répondre aux besoins des travailleurs et des secteurs économiques de l'économie informelle. Dans cette optique, l'accent est mis sur une approche intégrée visant à promouvoir le travail décent. L’OIT a mis en place des mécanismes destinés à tirer parti des exemples de pratiques concluantes et des politiques concernant les quatre objectifs stratégiques dans les différentes régions.