GENEVE (Nouvelles du BIT) - Le Bureau international du Travail (BIT) insiste pour qu'une place centrale soit accordée au fléau mondial du travail des enfants lors de la session extraordinaire que l'Assemblée générale des Nations Unies doit prochainement tenir sur le thème des enfants.
Le BIT soumet cette vive recommandation alors que le Comité préparatoire de la session extraordinaire doit se réunir à New York du 29 janvier au 2 février. La session extraordinaire se tiendra quant à elle du 19 au 21 septembre prochain, également à New York.
Etant donné l'impact à long terme de cette réunion ainsi que ses implications pour les droits de l'enfant dans le monde, il est essentiel que nous insistions sur la nécessité d'éradiquer le travail des enfants, a déclaré le Directeur général du BIT, M. Juan Somavia, avant de préciser que nous ne devons pas oublier les millions d'enfants qui, à travers le monde, souffrent des diverses formes de travail des enfants.
Le projet de rapport de la session extraordinaire, ou «document final», est intitulé «A World Fit For Children» (Un monde avenant pour les enfants, traduction non officielle). Le BIT relève par exemple qu'en Afrique deux enfants sur cinq travaillent, ce qui prouve que le phénomène du travail des enfants est un problème majeur qui ne se limite pas à un petit groupe d'enfants.
Le BIT estime que cette session extraordinaire offre l'occasion de renforcer les partenariats en vue d'une action contre le travail des enfants, en mettant l'accent sur les pires formes de travail des enfants. Il faut absolument associer, d'une part, le soutien sans faille apporté à cette cause mondiale, soutien dont témoignent l'adoption à l'unanimité de la convention n°182 de l'OIT sur l'élimination des pires formes de travail des enfants ainsi que le rythme sans précédent de ratification de cet instrument - et, de l'autre, les engagements qui seront pris lors de cette session extraordinaire en faveur d'une action de l'ensemble du système des Nations Unies et de ses Etats membres.
L'OIT accorde une grande importance à cette session extraordinaire et ne ménage aucun effort pour que l'accent soit mis sur le travail des enfants. Cette session extraordinaire devrait en effet fixer, pour la prochaine décennie voire au-delà, les priorités des Nations Unies s'agissant des questions relatives aux enfants. Pour sa part, le BIT estime que le travail des enfants est l'un des problèmes transversaux les plus importants intéressant concomitamment les trois grands axes de réflexion retenus pour cette réunion, à savoir: la petite enfance, l'éducation de base et le développement de l'adolescent.
La lutte contre le travail des enfants devrait prendre l'ampleur d'une cause mondiale, a déclaré M. Somavia. Le système international devrait consacrer toutes les ressources nécessaires à cet effort en liant les droits de l'enfant aux questions économiques et sociales fondamentales que sont la pauvreté et l'inégalité sociale.
En décembre 1999, l'Assemblée générale des Nations Unies avait décidé de réunir une session extraordinaire sur les enfants en septembre 2001, à titre de suivi du Sommet mondial pour les enfants de 1990. Cette réunion extraordinaire rassemblera des chefs d'Etat et de gouvernement, des ONG, des défenseurs des droits de l'enfant et des enfants eux-mêmes. Elle se penchera sur les progrès réalisés depuis le Sommet mondial pour les enfants tenu en 1990 et s'efforcera de susciter un renouvellement des engagements et des contributions en faveur d'actions spécifiques pour la décennie à venir.
Pour toute information complémentaire, merci de bien vouloir contacter à Genève M. Robert SanGeorge, Responsable de campagne au Programme international de l'OIT pour l'élimination du travail des enfants, au: 41.22 /799-6074 ou par courrier électronique à l'adresse suivante: childlabour@ilo.org,